Prendre rendez-vous
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8 rue Voltaire, 29200 Brest07 83 92 08 84noe.lemoal.avocat@outlook.fr
04Questions fréquentes

Les réponsesaux questions quel’on me pose.

Une réponse générale ne remplace pas l’examen de votre dossier. En cas de doute, surtout si un délai court, prenez rendez-vous.

Délais et urgence

En principe un mois à compter de sa notification, que vous ayez ou non un délai de départ volontaire. Ce délai tombe à sept jours si vous êtes assigné à résidence ou détenu, et à quarante-huit heures si vous êtes placé en rétention. Il n’est pas prolongé par un recours gracieux, et la demande d’aide juridictionnelle doit être présentée au plus tard avec le recours. Le réflexe le plus sûr est de consulter un avocat le jour même, avec la décision et son enveloppe.

Consultez un avocat sans attendre : le recours contre l’obligation de quitter le territoire doit alors être formé dans les quarante-huit heures. Au-delà de quatre jours, le maintien en rétention doit en outre être autorisé par un magistrat du tribunal judiciaire. Réunissez dès maintenant ce qui prouve ses attaches en France : passeport, titre ou récépissé, justificatif de domicile, documents sur sa famille et son travail.

La décision reçue et son enveloppe, votre titre ou votre récépissé, votre passeport, et toutes les pièces envoyées à la préfecture. Si vous ne les avez plus, venez quand même : nous verrons ensemble comment les retrouver.

Préfecture et titres

Conservez la preuve de vos tentatives, faites à des jours et des semaines différents : captures d’écran datées, courriels. Lorsque le rendez-vous ne peut être obtenu que par internet et que plusieurs tentatives ont échoué, le juge des référés du tribunal administratif peut ordonner au préfet de vous en fixer un (Conseil d’État, 10 juin 2020, requête n° 435594). Si votre demande passe par le site de l’ANEF, lisez aussi notre article sur les blocages du téléservice.

Cela dépend. Si le dossier était réellement incomplet, c’est-à-dire s’il manquait une pièce sans laquelle la demande ne peut pas être instruite, le refus de l’enregistrer n’est pas une décision que l’on peut contester devant le juge : il faut compléter le dossier et le redéposer (Conseil d’État, avis, 10 octobre 2023, requête n° 472831). Si la pièce réclamée n’était pas exigée, ou si elle avait bien été fournie, le refus peut en revanche être contesté devant le tribunal administratif. Nous vérifierons ensemble dans quel cas vous êtes.

En principe, le silence gardé par la préfecture pendant quatre mois sur une demande de titre de séjour vaut refus implicite ; le délai est plus court pour certains titres (article R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile). Vous pouvez demander les motifs de ce refus, puis le contester devant le tribunal administratif. Le délai pour agir dépend des mentions portées sur l’accusé de réception de votre demande : conservez-le.

Cela dépend du titre demandé et du document que vous détenez : un récépissé ou une attestation de prolongation de l’instruction n’autorise à travailler que dans certains cas, par exemple lorsqu’il s’agit du renouvellement d’une carte qui le permettait déjà. Je vérifie votre situation précise au premier rendez-vous, car travailler sans y être autorisé peut compromettre la demande.

Nationalité

Non, la demande elle-même peut être faite seul. Un avocat devient utile lorsque le dossier présente une fragilité (ressources, période de séjour irrégulier, condamnation ancienne) ou lorsque la demande a été ajournée ou rejetée : le recours préalable auprès du ministre, puis le recours devant le tribunal administratif de Nantes, obéissent à des règles et à des délais précis.

La décision doit d’abord être contestée par un recours adressé au ministre chargé des naturalisations, dans les deux mois de sa notification, et par le téléservice si la demande a été déposée en ligne. Ce recours préalable est obligatoire, sauf contre un classement sans suite : sans lui, le recours devant le tribunal administratif de Nantes est irrecevable. Le silence du ministre pendant quatre mois vaut rejet (article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993). Ce recours est l’occasion de compléter le dossier : il mérite d’être préparé avec soin.

Honoraires et rendez-vous

75 € TTC pour un rendez-vous de quarante-cinq minutes. Ce montant est déduit des honoraires si vous me confiez ensuite le dossier. À l’issue du rendez-vous, je vous remets une proposition de convention d’honoraires.

Si vos ressources sont inférieures aux plafonds fixés chaque année, l’État prend en charge tout ou partie de mes honoraires. Avec l’aide totale, vous ne payez aucun honoraire ; avec l’aide partielle, un complément est fixé dans une convention écrite, transmise au bâtonnier qui en contrôle le montant. En cas d’urgence, notamment contre une OQTF, une admission provisoire peut être prononcée très vite. Je constitue la demande avec vous.

Oui. Le rendez-vous se tient au cabinet, 8 rue Voltaire à Brest, ou en visio. Dans les deux cas, envoyez-moi à l’avance la décision et vos pièces par courriel.

Les rendez-vous se tiennent en français. Si vous ne parlez pas français, venez avec un proche ou un interprète de confiance.

Employeurs

Oui. Sauf si le candidat est inscrit comme demandeur d’emploi auprès de France Travail, l’employeur doit interroger la préfecture au moins deux jours ouvrables avant la date d’embauche. Sans réponse dans les deux jours ouvrables, l’obligation est réputée remplie (articles L. 5221-8 et R. 5221-42 du code du travail). Conservez la trace de cette démarche : elle vous protège en cas de contrôle.

Oui, s’il a déposé sa demande de renouvellement à temps, en principe entre le cent-vingtième et le soixantième jour avant l’expiration de son titre, et s’il détient une attestation de prolongation de l’instruction qui l’autorise à travailler. Pour une carte « salarié », la demande doit comporter l’autorisation de travail correspondant au poste : sans elle, la préfecture peut refuser de l’enregistrer (Conseil d’État, 21 avril 2026, requête n° 507154). Sans document valable, la poursuite du contrat vous expose à une amende administrative : anticipez l’échéance de plusieurs mois.